Plus on approche du burn-out, plus on accélère

Ce paradoxe explique pourquoi tant de personnes s'effondrent sans l'avoir vu venir. Reconnaître les signaux avant la ligne invisible.

BURN-OUT ET CHARGE MENTALE

Hélène Puig Bortoli

9/22/20261 min read

white concrete building
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Je l'ai observé des dizaines de fois : plus on approche du burn-out, plus on accélère dans sa direction. Ce paradoxe cruel explique pourquoi tant de personnes s'effondrent sans l'avoir vu venir.Les signaux sont souvent là : fatigue persistante malgré le sommeil, plaisirs quotidiens ternis, anxiété diffuse sans raison claire, tolérance à la frustration en chute libre, isolement progressif, consommation accrue de café, d'alcool ou de médicaments.Le plus troublant : ces signaux sont souvent valorisés socialement. « Tu es tellement investi(e). » « On peut toujours compter sur toi. » Comme si l'épuisement était devenu une preuve de valeur professionnelle. En approche systémique, le burn-out n'est jamais un coup de tonnerre, mais le résultat d'une succession de signaux ignorés. Un dirigeant me confiait un jour : « Je pensais que c'était normal d'être vidé chaque soir. Je croyais même que c'était le signe d'un travail bien fait. »Plus on approche du précipice, plus le cerveau épuisé pousse à accélérer. Parfois, le simple fait d'en parler permet déjà d'éviter la chute.