Les familles qui plient ne sont pas celles qui cassent

Face à une crise, certaines familles se figent. D'autres se réorganisent, improvisent, inventent.

FAMILLE, TRANSMISSION ET NON-DITS

Hélène Puig Bortoli

9/15/20261 min read

white concrete building during daytime
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Quand une crise frappe une famille, deux scénarios semblent possibles. Certaines familles se figent : elles tentent de préserver coûte que coûte leur fonctionnement habituel, les règles restent les mêmes, les rôles aussi — et pourtant tout devient plus difficile.D'autres familles vivent la même tempête — maladie, séparation, difficultés économiques, tensions — mais elles se réorganisent. En apparence, c'est le chaos. En réalité, c'est de l'auto-organisation.L'approche systémique nous apprend une chose contre-intuitive : les familles les plus adaptatives ne sont pas celles qui restent rigides. Ce sont celles qui acceptent de perdre temporairement leur équilibre pour en créer un nouveau. De nouveaux rituels émergent, les rôles se redistribuent, des ressources jusque-là invisibles se révèlent.Le rôle du thérapeute systémique n'est pas de « réparer » une famille, mais — comme le formule Giorgio Nardone — d'accompagner le changement sans le forcer : observer ces processus invisibles, amplifier les ressources déjà présentes, lever les blocages. Les familles les plus résilientes ne sont pas celles qui évitent les tempêtes. Ce sont celles qui apprennent, ensemble, à danser sous la pluie.